©Claire Vlahopoulos – Anne-Sophie au pôle textile de Chamôdix.
Le 18 septembre 2024, Chamôdix ouvre ses portes pour la première fois ! Située entre les gares du Nord et de l’Est, cette ressourcerie solidaire propose une large sélection d’objets de seconde main à prix fixes et accessibles. Un projet social, porté par cinq salariés engagés, qui contribue activement à la lutte contre la pollution et la surconsommation.
“Ici, on vend de tout !” lance Romain aux visiteurs curieux, parfois un peu hésitants, qui poussent la porte pour la première fois. Et il n’exagère pas. Textiles, bijoux, chaussures, vaisselle, livres, films et CD… la ressourcerie propose une large panoplie d’objets de seconde main à des prix très abordables. Installée au 20 rue de Philippe de Girard, entre deux gares, Chamôdix se veut à la fois accessible, écologique et solidaire.
Mais la vente n’est que la dernière étape d’un long processus : collecte, pesée, tri, diagnostic, valorisation, puis mise en rayon. “On fait du tri en permanence pour éviter de laisser des objets pourrir dans un carton”, explique Anne-Sophie, cofondatrice de la ressourcerie, au même titre que Romain. Chaque objet trouve ainsi sa filière : textile, bois, électronique, etc.
Les Visages de Chamôdix
Les fondateurs de Chamôdix, Romain, Anne-Sophie, Charlie et Nills, se rencontrent à la ressourcerie du 18ème arrondissement “Le Poulpe”, où ils travaillent en tant que salariés et bénévoles. Un jour, on leur propose de lancer une ressourcerie dans le 10ème. Tous les quatre acceptent. Le projet est monté en avril 2022, mais il faudra plus de deux ans pour que celui-ci voit le jour, en septembre 2024. “Au début, on était tous bénévoles”, raconte Romain. “Ça n’a pas toujours été facile, mais on est aujourd’hui très fiers de ce qu’est devenu Chamôdix”.
Dans la ressourcerie, chacun son rôle. Anne-Sophie est référente au pôle textile tout en s’occupant de la trésorerie et de l’administration. Jordi, qui a rejoint l’équipe depuis janvier, est référent au pôle bois. Charlie, quant à lui, est référent au pôle électronique et chargé de la logistique. Nills, chargé des partenariats, s’occupe du pôle culture avec Ange, en service civique durant la saison 2024-2025. Enfin, Romain, chargé du développement et de la recherche de fonds, s’occupe des questions administratives et financières. Une organisation qui permet de coordonner efficacement les nombreuses tâches à réaliser au sein de Chamôdix.
Une solution locale et collective
Derrière chaque objet sauvé, réparé ou réutilisé, il y a une démarche collective et engagée. Comme le dit Romain : “Prolonger la vie des objets, c’est prolonger le service public ! C’est une solution locale et collective.” Une conviction partagée par Jordi qui insiste également sur la portée écologique du projet. “C’est là qu’il faut se réorienter pour éviter la surconsommation et la pollution. La ressourcerie, c’est la nouvelle façon de combattre la surproduction et de permettre une meilleure transition écologique.”
Enfin, comme le souligne Ange, ce lieu joue un rôle fondamental dans la création de lien social : “C’est un bon endroit pour rassembler tous types de personnes. Il y a un bel esprit de cohésion qui se dégage ici.” Et en effet, même si Chamôdix n’est ouvert au public que trois jours par semaine, la ressourcerie vibre bien au-delà : collectes, ateliers de réparation, projets de quartier, animations ponctuelles… Elle vit avec et pour son territoire. Son public est d’ailleurs à son image : personnes précaires, retraités, jeunes cadres supérieurs, voyageurs et gens de passage… “Pour moi, c’est ce qui fait la force et la singularité de cet endroit, indique Anne-Sophie. C’est un lieu de rencontre et de partage.”