Après la fermeture du foyer Bara à Montreuil en 2018 pour insalubrité, ses habitants sont temporairement relogés dans un ancien bâtiment de l’Afpa, destiné à devenir le futur Tribunal National Administratif et la nouvelle Cour du Droit d’asile. En octobre 2019, lors de l’évacuation de ce second site, une partie des résidents est relogée dans un nouveau foyer. Près de 200 travailleurs migrants, majoritairement originaires du Mali, restent cependant sans solution d’hébergement. Ils campent 3 jours dans la rue avant de s’installer dans un ancien entrepôt, rue Stalingrad.
Dans ce squat autogéré, les habitants vivent dans des conditions précaires : dortoirs surpeuplés, manque de lumière naturelle, sanitaires insuffisants et menace permanente d’expulsion. Malgré cela, ils organisent collectivement leur quotidien. Entre travail, démarches de régularisation et solidarités, ils poursuivent leur lutte pour obtenir des papiers et un logement digne.
Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Rennes en 2010, elle devient photographe indépendante en 2014 après des formations en photo-journalisme et photo-documentaire.
Dès lors elle travaille la photographie au long cours en s’immergeant dans des communautés souvent en marge de la société. Elle intègre en 2016 le Studio Hans Lucas et témoigne des différentes formes de l’exil. Elle collabore avec la presse, ONG et associations.




