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À l’ombre des drapeaux blancs – Sandra Calligaro

09 Mar 2027 - 16 Avr 2027

Afghanistan, 2021-2025
Depuis cinq ans, les talibans règnent de nouveau en Afghanistan. Après vingt années de démocratie et d’ouverture relative au monde, c’est un véritable retour en arrière pour les citadins et plus particulièrement pour les femmes : claquemurées, elles sont privées d’enseignement secondaire et exclues de la majorité des lieux de travail et de socialisation. 

Face à l’installation progressive de la théocratie, j’ai cherché à documenter le quotidien tragique des femmes : leur enfermement, mais aussi leur résilience.
Je dresse le portrait d’une société contrainte, qui s’adapte tant bien que mal et tente de résister à des décrets de plus en plus liberticides. En filigrane, j’évoque aussi les jeunes combattants talibans, qui sont pour la plupart issus d’une jeunesse restée à la marge du progrès.
C’est cette complexité – inhérente à la guerre, que mon travail tente d’embrasser ici.

Exposition dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes

À 25 ans, après des études d’art et de photographie à l’Université Paris 8, je m’envole pour Kaboul réaliser un rêve d’adolescente : devenir correspondante
de guerre. Partie pour un mois, j’ y resterai près de dix ans. De cette grande aventure, je ne rapporte au final que très peu de photographies de combats.
Au contraire, touchée par le pays, je m’intéresse davantage au quotidien, à la vie fragilisée par le conflit, que je m’applique à photographier avec pudeur. J’ai toujours été inspirée par le travail d’artistes ou de cinéastes, plutôt que par celui de grands reporters. C’est d’ailleurs une phrase de Nan Goldin, qui guide ma manière de voir : « Pour moi, la photographie est le contraire du détachement.
C’est une manière de toucher quelqu’un – c’est une caresse. »

  • Dates : 09 Mar 2027 - 16 Avr 2027
  • Lieu:Centre Grange aux Belles, 6 rue Boy Zelenski, Paris 10e
  • Curateur / curatrice & artiste :Sandra Calligaro
À l’ombre des drapeaux blancs - Sandra Calligaro - CRL10

Afghanistan, 2021-2025
Depuis cinq ans, les talibans règnent de nouveau en Afghanistan. Après vingt années de démocratie et d’ouverture relative au monde, c’est un véritable retour en arrière pour les citadins et plus particulièrement pour les femmes : claquemurées, elles sont privées d’enseignement secondaire et exclues de la majorité des lieux de travail et de socialisation. 

Face à l’installation progressive de la théocratie, j’ai cherché à documenter le quotidien tragique des femmes : leur enfermement, mais aussi leur résilience.
Je dresse le portrait d’une société contrainte, qui s’adapte tant bien que mal et tente de résister à des décrets de plus en plus liberticides. En filigrane, j’évoque aussi les jeunes combattants talibans, qui sont pour la plupart issus d’une jeunesse restée à la marge du progrès.
C’est cette complexité – inhérente à la guerre, que mon travail tente d’embrasser ici.

Exposition dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes

À 25 ans, après des études d’art et de photographie à l’Université Paris 8, je m’envole pour Kaboul réaliser un rêve d’adolescente : devenir correspondante
de guerre. Partie pour un mois, j’ y resterai près de dix ans. De cette grande aventure, je ne rapporte au final que très peu de photographies de combats.
Au contraire, touchée par le pays, je m’intéresse davantage au quotidien, à la vie fragilisée par le conflit, que je m’applique à photographier avec pudeur. J’ai toujours été inspirée par le travail d’artistes ou de cinéastes, plutôt que par celui de grands reporters. C’est d’ailleurs une phrase de Nan Goldin, qui guide ma manière de voir : « Pour moi, la photographie est le contraire du détachement.
C’est une manière de toucher quelqu’un – c’est une caresse. »