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« Les larmes de la patrie » par Masoumeh Bahrami
Enfant, Masoumeh Bahrami fut profondément marquée par la présence d’un flamant rose naturalisé rapporté par son oncle chasseur.
Son regard figé et son immobilité sont restés gravés dans sa mémoire et sont devenus, avec le temps, le symbole d’un territoire qui disparaît lentement. Masoumeh a grandi près de la mer Caspienne, au nord de l’Iran, une région aujourd’hui fortement touchée par les changements climatiques, la baisse du niveau de la mer, la sécheresse, la surexploitation des ressources et la pollution.
Depuis 2016, elle photographie ce paysage fragile, notamment la zone humide de Miankaleh, réserve de biosphère de l’UNESCO, l’un des écosystèmes les plus vulnérables de la région. Dans ce projet au long cours, la photographe documente les transformations d’un environnement en danger, tout en explorant les liens entre mémoire, identité et sentiment d’appartenance.
Ce travail est une tentative de témoigner d’une disparition progressive d’un territoire et d’une mémoire qui s’efface avec lui.
